avril, 2024

2024ven12avr20:30LA PETITE VENDEUSE DE SOLEIL20:30 Catégorie:Rétrospectives

Détails de l'évènement

DJIBRIL DIOP MAMBETY
SÉNÉGAL

1999 – 45 min – Langue : wolof, français | Sous-titres : français

Distributeur : Metrograph Pictures / Kino Lorber

Synopsis

Sili, une fillette de 13 ans, est handicapée et doit se déplacer à l’aide de béquilles. Elle mendie pour survivre et aider sa grand-mère aveugle. Voyant les garçons vendre des journaux dans la rue, elle décide de faire de même mais les garçons la bousculent. Peu à peu, elle se fait respecter, grâce à l’amitié partagée entre petites gens.

Parcours du film

⦁ Vainqueur meilleur court au Los Angeles Pan African Film Festival 2000
⦁ Vainqueur meilleur court au Chicago International Children’s Film Festival 2000
⦁ Vainqueur meilleur court Aspen Shortsfest 1999
⦁ Vainqueur meilleur court au Castellinaria International Festival of Young Cinema 1999
⦁ Prix du jury, meilleur actrice, prix spécial du jury Namur International Festival of French-Speaking Film
⦁ Mention spéciale International Biennal for Film Music 1999
⦁ Vainqueur au Nuremberg International Human Rights Film Festival 1999

Biographie

Djibril Diop Mambety est né à Colobane, dans la banlieue de Dakar au Sénégal en 1945. À la différence de beaucoup de ses contemporains africains, il commence à faire du cinéma sans aucune formation théorique ni pratique. Il tourne une première version de Badou Boy en noir et blanc, puis une seconde en couleurs (1969). Après deux premiers films Contras’City et Badou Boy (1969 et 1970), Touki Bouki est reçu avec un énorme enthousiasme. À l’aide d’images symboliques et d’une bande-son colorée, il dresse de son pays et de ses rapports avec l’ex-puissance coloniale un constat à la poésie amère.

Menant une vie de saltimbanque, et ne désirant tourner que “s’il a quelque chose à dire”, il attend plusieurs années avant de refaire du cinéma. Hyènes (1992) est une nouvelle allégorie de la corruption à l’œuvre dans la société africaine, inspirée par la pièce La visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt. Une fois encore, la manière du cinéaste se distingue des normes de la production africaine en imprimant à la fiction un rythme soutenu et un regard mobile. Le Franc (1994) et La petite vendeuse de soleil (1999) sont deux moyens métrages d’une trilogie inachevée, Histoires de petites gens, où le cinéaste sénégalais donne une vision de plus en plus sombre de l’Afrique, sans toutefois perdre de son humour et de sa lucidité. La qualité de son œuvre fera de lui une légende aux yeux de ses pairs africains, et de ce fait, de la scène internationale.

Djibril Diop Mambéty, figure marquante du cinéma mondial, est surtout connu pour ses deux longs métrages, Touki Bouki (1973) et Hyènes (1992, republié dans une nouvelle restauration par Metrograph Pictures en 2019). Pourtant, ces deux films extraordinaires ne racontent qu’une partie de l’histoire des énormes réalisations du réalisateur au cours de sa vie trop brève. Deux des chefs-d’œuvre du moyen métrage (communément appelé featurette ou moyen métrage) que Mambéty a réalisés dans ses dernières années nous donnent une image plus complète des éléments qui définissent sa filmographie petite mais parfaite : une vision sociale riche, un humour sournois et une ingéniosité formelle. Mambéty avait initialement prévu que ces films ouvriraient une trilogie intitulée « Contes de gens ordinaires », mais n’a malheureusement vécu que pour achever Le Franc et La Petite Fille qui vendit le soleil.

Les deux films ont été restaurés en 2K par Waka Films en 2019 avec le soutien de l’Institut français – Cinémathèque Afrique et du CNC des Laboratoires Éclair à partir du négatif original.

Bande d'annonce

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